Groslay à travers champs

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Le service développement durable, en concertation avec nos parrains citoyens, vous propose de découvrir ou redécouvrir une partie du patrimoine vert groslaysien, au fil d’une promenade de 2h30, entièrement balisée et repensée pour l’occasion.
Bien avant la vue, c’est par les pieds que cette itinéraire se propose de vous faire comprendre la topologie du territoire ou chaque chose a su s’inscrire dans le relief ; de la vigne aux champs, de la ville à l’industrie.
Sans difficultés, cette balade s’adresse autant aux sorties familiales qu’aux rêveurs solitaires...

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1) Les charrues Magnier-Bédu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre fin XVIIIe et début XXe, l’usine de charrues familiale Magnier-Bedu connaît un développement stupéfiant.Elle s’allie avec un carrier de Saint-Brice-sous-Forêt pour réclamer auprès de la Compagnie des Chemins de Fer de l’époque la création d’un embranchement particulier à l’usage de leurs 2 établissements, jusqu’à représenter Groslay dans son catalogue de vente par correspondance comme une plaque tournante au point de départ de toutes les lignes ferroviaires !
Ernest Magnier, associé à son épouse Julie Bédu, a parfaitement bien appréhendé les principes de la révolution industrielle appliquée au domaine agraire, jusqu’à pressentir avant l’heure les prémisses de la mondialisation. La société assure des livraisons dans 360 villes de France, et 17 autres destinations internationales à l’exportation, s’appuyant sur un vaste empire colonial en plein essor.

2) Les jardins des Paradis

 

Ainsi nommées parce que tout pousse à merveille sur ce coteau idéalement exposé, les Paradis ont longtemps compté parmi les terres les plus convoitées à Groslay.
En attendant le projet d’aménagement de la future avenue du Parisis, ces jardins regroupent sur un même site :
- des jardins familiaux, gérés par l’association “Les Jardiniers de Groslay” spécifiquement créée pour l’attribution des parcelles en priorité à des familles habitant en appartement dépourvu de terrain,
- un jardin pédagogique, aménagé autour du thème des 5 sens, et baptisé le “Jardin malin” par les enfants de l’accueil de loisirs maternel et élémentaire,
- les jardins solidaires, cultivés par les jeunes en insertion de l’association Espoir du Val d’Oise pour alimenter en produits frais les bénéficiaires de l’épicerie sociale,
- une parcelle de vigne, domaine vendangé chaque année par la Confrérie du Pichet Saint-Eugène à l’occasion de la fête annuelle de l’association.

3) Les coteaux sur Paris

 

Groslay est adossée à la butte de Montmorency, véritable balcon sur Paris : par ciel dégagé, la vue panoramique sur la quartier de la Défense, le Sacré Coeur et la tour SIEMENS (devenue KIA) en direction de la gare du Nord nous rappelle que la capitale ne se trouve qu’à 12 kilomètres de distance à vol d’oiseau !
C’est d’ailleurs cette terrasse imprenable depuis des coteaux bien orientés qui a valu un tel engouement résidentiel pour la vallée de Montmorency, avec l’installation de riches manoirs et autres demeures bourgeoises aux premières loges dès le milieu du XVIIe siècle ; une pression foncière liée à la proximité de Paris qui perdure aujourd’hui, repoussant les vergers toujours plus au Nord…, mais le secteur entre Saint-Brice-sous-Forêt et la Croix Verte n’offre plus le même micro-climat dont bénéficiait auparavant la fameuse poire de Groslay.

4) Le ru du Haras

 

Le terme ru désigne un ruisselet. Sur la partie aérienne de son cours à Montmorency depuis la source du Haras, le ru du même nom apparaît parfois presque comme un simple fossé, s’écoulant dans le creux du vallon formé entre deux côtes.
Pourtant, ce modeste ruisseau, approvisionné par les eaux de ruissellement qui dévalent les coteaux escarpés, est capable de grossir violemment en cas d’orage : c’est donc pour prévenir ses inondations dévastatrices pour les zones habitées en contrebas qu’à été construit en amont un vaste bassin de retenue, bloquant les eaux de crue.
Canalisé en souterrain sur la quasi-totalité de son cours groslaysien, le ru du Haras façonne discrètement le micro-relief : depuis ce bassin de rétention, il rejoint le lavoir, longe le verger patrimonial, poursuit à travers les jardins, passe sous la voie ferrée au niveau de la gare, et refait surface derrière les Glaisières, avant de contourner la butte Pinson en direction de Montmagny.

5) Le panorama sur Groslay

 

Autour de vous, des champs cultivés en maraîchage de longue date descendent vers le bourg historique, tandis que l’église Saint-Martin marque doucement le début de la remontée sur le coteau opposé. La commune est implantée sur un relief en tôle ondulée, au creux duquel passe le vallon du Haras : il porte sur ses flancs des coteaux idéalement exposés pour la vigne, qui prédominait à Groslay avant l’essor de l’arboriculture à partir de 1860.
Plus loin, on distingue les cités de Sarcelles, derrière les pylônes électrique porteurs de lignes haute tension qui surmontent la butte Pinson.
Le micro-relief groslaysien apparaît non-seulement comme une alternance de coteaux et vallons, mais le tout est en plus globalement incliné depuis les hauts de Montmorency.

6) Le verger Oscar Desouches

 

Après un fort développement dans l’entre-guerre, la Chambre d’Agriculture estime en 1972 à environ 6 000 tonnes de poires, complétées d’environ 1 000 tonnes de pommes, les quantités de fruits récoltées sur l’année à Groslay.
Quelques dizaines d’arboriculteurs historiques, comme les familles Fauveau, Plaideau, Rigault, Desouches, habitent encore à Groslay, et au moins 2 exploitations professionnelles vivant de leurs récoltes ont gardé leur siège sur la commune, où elles pratiquent la vente directe des produits locaux issus de leurs vergers :
• Les Vergers des Rougemonts (famille Rigault)
5, rue Emile Aimond (à côté du bureau de Poste)
Le samedi matin (de 8h30 à 12h30)
• Les Vergers du Luat (famille Desouches)
21, rue de la Station (proche de la gare)
Le samedi après-midi (de 14h à 18h).

7) Le refuge aux oiseaux

 

Le square Marcel Glo est le 3e espace public à être agréé Refuges L.P.O. Collectivité dans tout le département du Val d’Oise : cette appellation signifie que les espaces verts y sont entretenus selon une pratique respectueuse de l’environnement. Le site abrite ainsi en permanence au moins une douzaine d’espèces : pics et sitelles attirés par les larves d’insectes que renferme l’écorce des vieux arbres noueux, merles et corneilles à la recherche de lombrics dans les pelouses d’herbe rase, mésanges et rouges-gorges cachés dans les haies d’arbustes buissonnants et les murs couverts de lierre, mais aussi pies, roitelets, pouillots, …
Quelques aménagements spécifiques ont en outre été réalisés par les enfants du Centre de Loisirs : ce parc héberge notamment 4 nichoirs à mésanges construits par leurs soins. Les enfants préparent aussi ponctuellement des boules de graines pour apporter de la nourriture d’appoint aux passereaux en période de froid hivernal.

8) Le restaurant pour abeilles

 

Ce restaurant pour abeilles concentre des fleurs mellifères apportant aux butineurs des ressources alimentaires en nectar et pollen tout au long de l’année. Pour que le site fonctionne comme un véritable hôtel-restaurant refuge de biodiversité en gare de Groslay, les enfants du Centre de Loisirs y ont ajouté un hôtel à insectes.
Savez-vous qu’il existe en France plus de 1 000 espèces d’abeilles ? Contrairement à la plus connue, “Apis mellifera”, l’abeille domestique qui vit en colonies, la plupart sont des abeilles solitaires. Davantage que de ruches ou abris pour se loger, ces pollinisateurs, tout comme certaines mouches, bourdons ou papillons, souffrent avant tout du manque de nourriture, une rareté encore accrue selon les saisons.
Pour accueillir les insectes chez vous, retrouvez une liste de vivaces en Mairie.